mercredi 6 août 2014

Aller chercher sa médaille de Finisher, loin... très très loin....

Inutile de mentir,  la plupart des compétions sur lesquelles je me suis alignée et le semi de Marvejols-Mende en particulier, furent rudes, très très rudes pour la petite coco-runneuse que je suis...

Mon niveau est plus que modeste, j'ai démarré la course à pieds sur le tard et je ne suis pas née hier... je n'ai aucune aptitude particulière pour "l'art" dont il est question ici et j'ai fumé pendant plus de 30 ans, tu rajoutes à ça que je suis un mini-machin de 40kg (...et des bananes dans mes jours gras) qui approche de la cinquantaine, tu auras alors une petite idée sur la question; la course à pieds de compétition n'est pas toujours un long fleuve tranquille...

Si à vingt ans tu peux (à peu près) t'aligner sur n'importe quelle course hors-stade même au lendemain d'une nouba d'enfer, quelques décennies plus tard, ça n'est plus tout à fait ça...mon hygiène de vie personnelle n'est ni une contrainte ni "un truc que je m'inflige" pour je ne sais quelle raison obscure...j'ai une chouette hygiène de vie donc je cours....je cours donc j'ai une chouette hygiène de vie, c'est un peu l'histoire de la poule et de l’œuf cette affaire là...

Mes paramètres personnels les plus importants concernant mon hygiène de vie sont: 

*Je ne bois pas d'alcool, je ne fume plus, je mange bio, complet et "fait maison" 
*je bois du thé vert régulièrement 
*j'ai remplacé le sucre de canne par des fruits secs qui sucrent désormais toutes mes pâtisseries
*je me couche tôt, je me lève tôt

Avoir une bonne hygiène de vie n'étant pas toujours suffisant pour aller chercher ma médaile de finisher très très loin il me faut aussi bien souvent aller chercher cette fichue récompense, loin très très loin dans ma petite tête de piaf...Alors, en ce qui me concerne je suis en "non-négociation" perpétuelle et ça donne ça: 

*je ne négocie rien:  je m'inscris, je finis! même si je dois passer la ligne d'arrivée en rampant...
*je ne négocie pas non plus avec la douleur, je m'inscris, je finis!  mes bobos attendront...je peux courir avec une ampoule, une entorse de la cheville ou une cote douloureuse, quand je cours je ne sens rien par ce que la méditation, sans doute, m'a appris à dépasser la douleur...
*je ne négocie pas non plus avec la météo, il fait le temps qu'il fait, je m'adapte ou pas mais je termine...
*je ne négocie jamais avec les tracas de la vie et bien souvent passer la ligne d'arrivée est ma petite "vengeance" personnelle envers tous les empêcheurs de "runner" en rond...


En gros et pour résumer, je mange, je dors et je tiens tête....c'est tout moi...et t'es pas obligé de faire pareil...


"Longtemps, je me suis couché de bonne heure."
M.Proust-A la recherche du temps perdu









8 commentaires:

  1. J'aime bien ton article j'ai envie de dire pleins de choses et en même temps je sais pas trop....
    Personnellement chaque médaille (ou juste la ligne d'arrivée s'il n'y a pas de médaille) est difficile à avoir. Autant physiquement (pour la préparation) et parce que j'ai tendance à repousser mes limites à chaque course que mentalement (il y a toujours un moment sur une compet ou je me dis je vais m'asseoir sur le trottoir, rocher, par terre (rayer la mention inutile) et me mettre à pleurer et rentrer chez moi....) Et il m'arrive assez régulièrement d'entrer en négociation avec moi-même (oui je sais ça peut paraître idiot mais pour l'instant ça marche) et il m'arrive aussi (surtout sur marathon) de me parler à moi même.
    Mais cela dit quelques soient les difficultés je suis contente d'avoir franchis chaque ligne d'arrivée.... Et je me dit à chaque fois vivement la prochaine!!!!!

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  2. Nous sommes sur la même longueur d'onde...Des fois je me dis: "p'tain il fait beau, il fait un petit vent frais, je pourrais peut être bien continuer en marchant le nez au vent...ah bah non flûte ça va pas le faire...flute et zut"...et je continue de courir...

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  3. Eh bien moi je voudrais bien être cette personne !

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  4. Pour le mental, tu y es, je pense... pour l'hygiène de vie dont je parle ici je sais combien ça peut être difficile quand on a une famille, des enfants et une vie sociale bien remplie parce que ça implique des renoncements forcement subis par l'entourage, mais si je n'avais qu'un conseil à donner à ce sujet ce serait déjà de faire un grand pas en avant en virant le sucre raffiné de son alimentation, ça change pas mal la donne ça...

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  5. Belle volonté, tu es un vrai modèle !

    Je suis sur la bonne voie personnellement, je bois du thé vert, j'ai arrêté de fumer, je ne mange pas de sucre (bon je n'aime pas ça, ça aide :) ), je mange bio à... 60%.

    Bon encore un petit effort sur le fait maison, l'alcool (s'il est fait maison, ça marche ? :p ) et le dodo tôt...

    Intéressant le fait que la méditation t'aide à ne plus "sentir" la douleur... J'ai remarqué que quand on est dans l'effort, le bobo fait presque moins mal que quand on s'arrête (du moins pour tout ce qui est ampoule... même pour mon genou, j'ai plus mal une fois que j'ai fini la course que pendant).

    Je me suis toujours dit que je finirais toujours une course, même si je dois la finir en rampant, je refuse d'abandonner. C'est pour ça que je m'inscris à des courses faciles ;)

    Allez continue de nous faire rêver !!

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  6. merci, ça me touche beaucoup ce que tu me dis là... je confirme, l'alcool même fait maison ne rentre pas dans le cadre d'une alimentation adéquate pour la course à pieds...mais s'amuser (un peu) quand on est jeune contribue aussi au bien être alors ne soyons pas trop sévère ;o))

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  7. Waw mais quel article quel mental surtout!!!
    J'admire! On devrait tous faire pareil si si!

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  8. merci, c'est gentil...
    alors, quasi prête pour ton 10 km à Toulouse...ce serait cool qu'on arrive à se saluer sur place , qu'en dis tu?

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