jeudi 6 février 2014

Pourquoi je cours?

C'était il y 5 ans, ou 4 je ne sais plus... Nous sommes le 14 février, jour sensé être le jour des amoureux, un joli jour donc même si le concept "st Valentin" n'est pas ma tasse de thé, je suis amoureuse et heureuse, tout va bien... et pourtant ce jour là je ne suis pas loin de la mort, sans le savoir...le plus grand des bonheur est en train de me tuer... à me tuer il s'est détruit lui même, qu'est ce qui est le plus grave au final?

Mon bonheur m'a explosé le corps,une partie de moi est en miette, ma tête est en lambeau, comment survivre après ça?  comment croire encore à la joie quand cette joie même se transforme en arme de destruction massive?

Quelques semaines plus tard;  je suis encore en vie, j'ai eu de la chance et je m'en moque...Coach-chéri me maintient la tête hors de l'eau mais je glisse, je glisse, je n'en finis pas de glisser...

Statistiquement j'avais 10% de probabilité de ne pas survivre à cette épreuve mais je vis, c'est très con!

Et puis, dans un sursaut de lucidité, malgré la fatigue, je vais, lors d'une promenade avec coach-chéri , faire quelques pas en trottinant, comme ça juste pour voir, et je décide à 9h00 du soir que demain,  j'irais courir...je suis sauvée...je ne le sais pas encore, mais je suis sauvée... parce que je vais courir...demain matin...

Et au matin, j'ai couru... un peu chaque jour... je n'avais plus de baskets depuis longtemps, je n'ai pas pris la peine d'aller en acheter, j'ai couru en sandale, 500m.. 1km... puis 2 ... jour après jour, matin après matin, j'ai renoué avec le jogging que je pratiquais quelques années  plus tôt ...j'ai couru tous les jours pendant de longs mois, peu loin, pas très vite, un peu n'importe comment, peu importe,  j'ai couru et j'ai sauvé ma peau et ma tête, alouette...j'ai fini par acheter une paire de running...

Depuis j'ai du faire face à une autre arme de destruction massive moins physique certes mais tout aussi traumatisante et je m'en sors parce que je cours toujours... un peu plus vite, un peu plus loin qu'il y a 5 ans, et de manière plus structurée; ça aide à rester motivée...

Je cours  pour ne pas mourir de chagrin et ça fonctionne, je pense même avoir encore un peu d'humour et de bonté en moi en grande partie grâce au running,, vu les circonstances, c'était pas gagné et on connait tous des circonstances plus ou moins destructrices dans nos putains de vie...

Je cours et je suis heureuse, malgré tout...

Voilà, il faut parfois courir pour aller bien, c'est aussi simple que ça...

Tout ça pour vous dire mes petits agneaux:  " Courez! Courez! "... il en restera toujours  quelque chose...

(merci de ne pas commenter ce billet, ni de près ni de loin, vous pouvez en revanche le RT si il vous plait...)