mardi 12 novembre 2013

compte rendu perso des 23èmes foulées des droits de l'homme

 Attention !!! Second degré inside...

L'avant course fut vécue, en ce qui me concerne en mode keep Cool...Préparation de mes petites affaires la veille au soir; l'équipement de base évidemment comme la paire de running et le duo corsaire-t.shirt et puis aussi le "au cas où" se résumant à ma veste coupe-vent et à ma casquette anti-pluie...Chéri aurait bien rajouté dans mon sac  une paire de running de rechange au cas où mes lacets se casseraient ainsi qu' une paire de ciseaux pour faire les petits trous dans le dossard mais moi j'étais toujours  en mode Keep Cool alors pas la peine de se stresser avec ce qui pourrait bien m’empêcher de courir alors que je n'y suis pas encore.... 6km c'est court, on ne va pas en faire tout un plat....

Sur place les chose semblent très bien organisées. La remise des dossards se fait dans le préau de l'école de Montbazin, bien au chaud à l'abri du vent... Tout le monde est souriant, il y a un stand pour les pré-inscrits donc en deux temps-3 mouvement je récupère mon dossard, deux petits trous dedans avec le petit clou qui va bien (et qui tient moins de place qu'une paire de ciseaux) et le voilà bien en place sur le porte-dossard...il reste environ 3/4 d'heure avant le départ, qui passeront vite car entre les allers-retour au petit coin,  les départs de course des enfants trop mignons et l'échauffement;  on n'a vraiment pas le temps  de s'ennuyer....


10h00!!! C'est parti!!!! Je ne sais pas combien nous sommes précisément sur la ligne de départ mais il y aura 251 classés à l'arrivée, (coureurs des 6 et 12 km inclus..)

Aucune idée de l'allure à laquelle je démarre,  je ne suis pas essoufflée comme ça peut m'arriver parfois en début de course, pour autant je n'ai pas l'impression de lambiner non plus, la foulée est facile, fluide alors espérant que je ne me sois pas emballée un peu trop vite, je réduis un peu ma vitesse je suis en "mode diesel" et je tiens à le rester;...On cours à travers le village et puis on se retrouve dans des chemins longeant des vignes, je ne m'y attendais pas, je m'adapte au terrain en me disant que mes grimpettes dans le Pech vont enfin me servir à quelque chose.... Effectivement à cet instant de la course elles me serviront bien, je commence à penser  que l’échauffement a assez  duré, il est temps d'en découdre et de se bouger un peu le tutu alors à partir de cet instant et jusqu'au bout ce sera :  "poussez vous de là les coco, que je m'y mette..."

Je double, je double, je double,....le terrain ne me fait pas peur, je me sens légère et je saute de coté, un coup  à droite, un coup  à gauche pour éviter les trucs un peu louche, pour doubler malgré l'étroitesse du chemin et je passe même entre 3 coureurs qui faisaient causette sans se soucier le moins du monde que peut être derrière eux il y a un petit moteur diesel qui n'est pas venu là pour faire un jogging...

Ensuite j'eu droit à l'ado dégingandé qui s'arrête tellement il n'en peut plus, "fair play" je passe à sa hauteur en lui disant "il n'y en a plus pour long"  histoire de l'encourager, le bougre se remet sur pied, me dépasse et continue sa course en se désarticulant comme une marionnette, tout penché d"un coté, le souffle "extraverti" et les bras gigotant dans tous les sens au risque de m'en coller une, me voilà coincée sur un chemin étroit derrières des bavards et un ado de 2 mètres qui fait sa crise, et moi; être coincée; j'aime pas du tout :
 " nanmého, poussez vous de là que je m'y mette" je fonce un peu dans le tas, je me faufile comme je peux, le mode "turbo" est enclenché je m'éloigne de tout ce petit monde et j'avance, j'avance, j'avance, je sens une dame derrière moi, doublée plusieurs minutes auparavant, qui, me semble t-il,s'accroche à moi, ce sera en vain, parce que mentalement j'ai dit NON !!! épicetout...

Et me revoilà sur la route dans une superbe descente, au bout de cette route  je sais qu'il y a l'intersection fatidique, il faudra prendre à droite pour les 12km, à gauche pour les 6, à moins que ce ne soit le contraire, ma cogitation à du se voir sur mon front car arrivée en bas, un gentil bénévole me fait signe de prendre à gauche, je zappe au passage le gentil gamin qui me tend un verre d'eau et je continue ma route....

et me revoilà dans le village, non loin de l'arrivée, je sais qu'il y a encore  une cote à gravir et que ça ne va pas être de la tarte car j'ai dépassé allègrement ma vitesse d'entrainement, je reste prudente et puis j’aperçois deux ou trois personnes devant moi, à ce stade "d'endorphinement aigu" je me demande un peu d'où ils sortent et mon seul objectif sera alors de les doubler,  j'abandonne le "mode turbo" pour le "mode féroce"...je vais parcourir seule quelques mètres le long de cette rue en côte car "le public" est plus haut près de la ligne d'arrivée, je vis un grand moment de solitude qui me semble durer un siècle, un monsieur qui lui descend en marchant tranquilou me dit "c'est bientôt fini, il n'y plus que????mètres" je n'ai pas compris l'essentiel, à savoir le nombre de mètres qu'il me reste à parcourir mais ses encouragements me donnent un coup de pied au derrière pour continuer sans fléchir...Je continue à grimper, je croise des gamins qui m'applaudissent, je continue à grimper; je ne sais plus trop où je me trouve, à cet instant il ne  faudrait pas trop me demander comment je m'appelle, je suis totalement à l'ouest mais en même temps j'en ai encore un peu sous la semelle, pas beaucoup mais suffisamment pour garder le sourire, je grimpe encore et j'entend "coco!!! c'est par là!!!" tiens! quelqu'un qui connait mon nom! je tourne la tête: " ah bah oui,c'est chéri", je continue dans la direction indiquée,je  vois" ligne d'arrivée" écrit en bleu sur le sol, je franchis cette ligne, une dame me stoppe net dans mon élan, empoigne des ciseaux, coupe mon dossard, me dit des trucs que je ne comprend pas parce que sa voix descend d'une planète lointaine, à moins que ce ne soit moi qui ne vient juste d'en descendre, allez savoir....


Profil du parcours



2 commentaires:

  1. beau résumé on s'y croirait!!!!!!!!!!!!
    michel.

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  2. merci, merci...et pendant que je te tiens: ben dis donc je t'aurais bien emmené ce matin, à l'aube tu aurais vu que le vent des coureurs est le même que le vent des cyclistes...8km sur du plat et c'était pire que de grimper jusqu'à la citerne....

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